Méthode et références
Comment fonctionne le bilan de situation, sur quoi il s’appuie et quelles sont ses limites
À quoi sert le bilan
Le bilan aide à poser des mots sur une situation de conflit : ce qui l’alimente, son intensité, votre façon de réagir, vos besoins et le moment opportun pour un dialogue accompagné. Il débouche sur une recommandation de parcours et vise à orienter — non à diagnostiquer.
Les cadres théoriques utilisés
| Ce qui est mesuré | Cadre de référence | Questions | Résultat produit |
|---|---|---|---|
| Sources du conflit | Cercle du conflit — Moore; adapté par Furlong | 12 énoncés (2 par facteur) | Radar des six facteurs, stratégie associée à chacun |
| Stade d'escalade | Neuf stades — Glasl, tel que présenté par Faulx | 1 énoncé à choix + 6 indicateurs | Stade de 1 à 9 et type d’intervention indiqué |
| Charge émotionnelle | Demoulin (émotions, régulation, biais d’attribution); Marc & Picard | 8 énoncés | Indice de 0 à 100 et notes sur les biais |
| Profil de réaction | Modes de gestion — Thomas-Kilmann | 10 énoncés (soi) + 5 (perception de l’autre) | Cinq scores et dynamique entre les parties |
| Disposition à dialoguer | Résistances à la médiation — Stimec; Furlong | 8 énoncés | Indice de 0 à 100 et freins repérés |
| Sécurité et rapport de force | Situations symétriques et complémentaires — Faulx; Lalonde | 7 questions | Alertes et orientation avant toute médiation conjointe |
Comment les résultats sont calculés
- Chaque échelle est ramenée sur 100 à partir des réponses de 1 à 5.
- Le stade d’escalade combine l’énoncé choisi (60 %) et les indicateurs de comportement (40 %). Une violence rapportée place au minimum le stade 6.
- L’intensité globale pondère le stade (55 %), la charge émotionnelle (30 %) et la durée (15 %).
- Le parcours recommandé suit un arbre de décision où la sécurité passe toujours en premier.
La sécurité d’abord
En cas de crainte pour sa sécurité, de menaces, de violence ou de contrôle, le bilan n’oriente pas vers une médiation conjointe : il présente d’abord des ressources d’aide. Les situations de harcèlement, de dépendance ou de forte inégalité de pouvoir sont dirigées vers un entretien individuel d’évaluation avant toute rencontre avec l’autre partie.
Limites et validation
Vos données
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Références
- Moore, C. W. (2014). The Mediation Process: Practical Strategies for Resolving Conflict (4th ed.). Jossey-Bass.
- Furlong, G. T. (2005; 2020). The Conflict Resolution Toolbox: Models and Maps for Analyzing, Diagnosing, and Resolving Conflicts. Wiley.
- Thomas, K. W., & Kilmann, R. H. (1974/2008). Thomas-Kilmann Conflict Mode Instrument. CPP.
- Glasl, F. (1982). The process of conflict escalation and roles of third parties. In G. B. J. Bomers & R. Peterson (Eds.), Conflict Management and Industrial Relations. Kluwer-Nijhoff; Glasl, F. (1999). Confronting Conflict. Hawthorn Press.
- Marc, E., & Picard, D. (2015). Conflit et relation. Gestalt, 46, 129-142.
- Stimec, A. Gérer les résistances à la médiation. Dossier « Prévenir et résoudre les conflits organisationnels ».
- Demoulin, S. (2021). Psychologie de la médiation et de la gestion des conflits (cours).
- Bérubé, A. (2022). Savoirs, savoir-être et savoir-faire pour intervenir en PRD.
- Faulx, D. — Lecture de l'escalade (Glasl), symétrie et complémentarité, limites de la médiation.
- Lalonde, L. (2007). La médiation organisationnelle : enjeux, risques et pistes de solution. Revue de prévention et de règlement des différends, 5(2).
- Vogt, E., Brown, J., & Isaacs, D. (2003). L'art de poser des questions efficaces.

